La contrainte et la force

Une envie de faire couler de l’encre.

  Ô ignominieux détail qui m’obsède, me possède, m’excède ! Ô infime contrariété qui ternit ma journée, me tétanise, me traumatise ! Ô exaspération du quotidien,  je te conspue par ma plume !

Envie de faire couler de l’encre ?

En t’inspirant du monologue de Don Diègue, prends ta plume à la place de l’épée pour dénoncer un détail du quotidien qui t’exaspère parmi la cohorte cauchemardesque de devoirs ratés, réveils cassés, goûtés périmés, bols renversés, couettes chamboulées, cheveux indisciplinés, collants filés… et mets-le en échec !

«  Pour le dire sans ambages, laisse éclater ta rage »

Ma source d'inspirationDescription de l'activité
Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !

N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers

Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?

Mon bras qu’avec respect tout l’Espagne admire, Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,

Tant de fois affermi le trône de son roi,

Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?

Ô cruel souvenir de ma gloire passée !

Oeuvre de tant de jours en un jour effacée !

Nouvelle dignité fatale à mon bonheur !

Précipice élevé d’où tombe mon honneur !

Faut-il de votre éclat voir triompher Le Comte,

Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?

Comte, sois de mon prince à présent gouverneur ;

Ce haut rang n’admet point un homme sans honneur ;

Et ton jaloux orgueil par cet affront insigne

Malgré le choix du roi, m’en a su rendre indigne.

Et toi, de mes exploits glorieux instrument,

Mais d’un corps tout de glace inutile ornement,

Fer, jadis tant à craindre, et qui, dans cette offense,

M’as servi de parade, et non pas de défense,

Va, quitte désormais le derniers des humains,

Passe, pour me venger, en de meilleurs mains.

Dans le Cid de Corneille, la question de l’honneur est crciale, en atteste le monologue de Don Diegue, humilié par un soufflet u comte auquel il n’a pu répondre. Humilié, l cherche à se venger, non par l’épée mais par la plume (avec les mots qui convaincront son fils Rodrigue). En cofrontant ce monologue à celui d’Harpagon dans l’Avare de Molière, nous avons constaté que cedernier comme une parodie puisqu’il utilise un ton noble avec un sujet prosaïque. Il s’agit donc de propoer une ersion parodique du Cid.

 

19 commentaires sur “La contrainte et la force

  1. ô rage ! ô désespoir ! ô Saint-Valentin gâchée,
    Ne suis- je pas son seul grand amour
    Pour bénéficier d’une seule journée ?

    Mon amour pour lui est immense
    Mon amour qui, tant de fois fut charmé par ce prince
    Vois rouge comme les tribunes du parc des Princes.
    Adieu déclaration d’amour !
    L’arbitre voit rouge !
    ô cruel souvenir de ces moments passés,
    Par un penalty en un jour effacé,
    Nouvel amour, nocif à mon honneur,
    Match retour fatal à mon bonheur,
    Promesses de douceur effacée par un corner,
    Une telle trahison ne peut-être tolérée:
    Faut-il que je me vois triompher le PSG
    Et avoir en moi ce sentiment de rejet?

    Ligue Fédérale du football, sois à présent mon ennemi.
    Cette journée exceptionnelle n’admet point une programmation  » pourrie ».
    Et ma jalousie excessive ne saurait supporter que tu me mettes sur la touche:
    La champion’s ligue me rend farouche!!!
    Courage, aide-moi à avoir plus de force qu’une équipe de onze joueurs réunis!
    Compromis et pardons, que tout cela soit banni !
    Je suis le gardien des anneaux en détresse,
    Je suis le défenseur des roses non offertes.
    Honneur, passe de femme en femme et donne leur le courage de dire NON à la Ligue Fédérale de football.
    Puisque visiblement, tu ne sais plus dire  » je t aime »,
    Désormais, c’est décidé, je supporterai l’OM.

  2. Ô rage ! Ô désespoir ! Ô batterie sans esprit !
    Me suis-je donc préparée ce matin pour que tu me lâches ainsi ?
    Ô malheur sans toi je ne serai point à l’heure !
    Retard on me reprochera, à cause de toi.
    Ô toi cœur de ma Twingo,
    Tu n’iras point me conduire là où il faut !
    Seule tu passeras l’hiver sous ces immenses réverbères.
    En cette intense saison, le froid aura raison de toi.
    Les pinces rouges et noires me redonneront une lueur d’espoir.
    Sans toi je ne peux me déplacer.
    A pied vais-je donc aller ?
    Ou alors à vélo, je serais sûrement plus écolo !
    Mais sans toi je n’ai plus aucun repère.
    Les jours passeront sans aller dans d’autres directions.
    Je compte sur toi pour que le contrôle technique soit une réussite.
    Si tu échoues, ta seule menace sera la casse.
    Même chez Norauto ils voudront que je change d’auto.
    Alors toi cœur de ma voiture,
    Va, cours, vole assurer la vie de ma monture.

  3. -Ô rage ! Ô désespoir ! Ô coupure de wifi !
    -Pour cette injustice , ne suis-je pas trop petit ?

    -Supporter l’attente m’est parfois difficile
    -Quand les connexions ne tiennent plus qu’a un fils !

    Ô douloureux souvenirs de mes parties passées !
    -Autant d’heures de jeux en un jour effacées !

    -Mes doigts , qui tant de fois avez fait de moi un sportif !
    -Mes doigts qui désormais n’êtes plus actifs ,

    -Faut dans cet arrêt voir triompher la panne
    -Et dormir sans envie , trahi par cette wifi infâme ?

    -Et toi ma PS4 , précieux instrument ,
    -Désormais devenu un inutile ornement ,

    -Hier dans Fortnite , nous étions des alliés
    -Aujourd’hui sans réseau tu m’as abandonnée

  4. Ô rage , ô désespoir , ô téléphone cassé !
    Veux-tu encore me faire payer ?
    Malgré toutes mes attentions…
    Tu déclares l’abandon !
    Tu me dis au revoir…
    Sans aucun espoir…
    Tu me mets en colère, même si je n’en ai pas l’air !
    Tu ne veux plus de moi ? Même si je t’ai tendu les bras ?
    Que fais-tu de nos photos, nos souvenirs, nos petits mots ?
    De nos jeux, nos distractions, de nos snap à l’occasion…
    Nos recherches les plus diverses !
    Les petites farces , les plus efficaces.
    Ça ressemble à un adieu , le plus odieux !
    Maintenant tu as dû m’oublier…
    Alors moi , je vais me résigner , m’ennuyer…
    Tu étais mon deuxième cœur
    Mais maintenant, je meurs !
    Quand tu n’avais plus de batterie, j’étais endormie .
    Je te rechargeais vite , ou j’étais invisible…
    Tu me donnais vie, tu étais mon ami.
    Va, laisse ta place à un téléphone de demain,
    De tous mes contacts, j ‘ai tellement besoin!
    Pour

  5. Ô rage ! Ô désespoir ! Ô rédaction redoutée !
    Toi, qui me hantes jusqu’à m’entraîner vers une mauvaise pente,
    Alors que je ne trouve pas de sujet qui me tente !
    Toi, qui me fais somnoler et me prives de ma série préférée !
    Toi, qui m’empêches de dormir, et me donnes l’impression de pousser mon dernier soupir …
    Ô rédaction compliquée ! Ô horrible devoir ! Ô terrible réflexion !
    Tu me rends folle et je n’arrive à prendre aucune décision ;
    Toutes les idées que j’ai pu trouver à rien ne peuvent aboutir …

    Je n’ai point le choix, du moins je le crois,
    Il faut pourtant que je me décide …
    De quoi vais-je parler ? Quoi que je fasse, ce sera un bide !
    Je suis en plein désarroi !
    Que faire ? Que choisir ?
    Il s’agit cependant d’un travail à accomplir,
    Pour des professeurs auxquels je voudrais faire plaisir !
    Sans cela, finies les félicitations ou autres distinctions….
    Si je n’y arrive pas, je finirai en pension !
    Au diable les idées auxquelles je n’ai pas foi !
    Je préfère aller m’entraîner pour la compétition de vtt :
    Là-bas, au moins j’aurai peut-être une chance de briller …

  6. Ô rage ! Ô désespoir ! Ô mon réveil !
    N’ai-je donc tant vécu que pour ce peu de sommeil ?
    Et n’ai-je tant profité toute la journée,
    Que pour devoir ce matin me lever ?
    Mon courage qui me donne la force de me soulever,
    Ma bravoure qui me permet de me battre face à l’astre du jour,
    Chaque jour à sept heures du matin sont sollicités !
    Ô toi, qui ne fais rien pour moi ,
    Infâme créature qui ne cesse de chanter !
    En ce jour, ne peux-tu me laisser dormir en paix ?
    Sonnerie fatale à mon bonheur !
    L’aiguille qui tombe sur cette fameuse heure !
    Toi qui me guettes dans le noir,
    De ton cri malicieux, il n’y a plus d’espoir !
    Dans tes yeux, je peux voir l’heure,
    Et je désespère en voyant « 7h » !
    Maudit réveil qui me déranges,
    Sonne plus tard ou je te débranche !
    Mais même si je te range,
    Le temps en lui-même ne cessera pas de passer.
    Si seulement tu t’arrêtais,
    Pour un instant me laisser rêver.
    Face à toi, je n’ai aucune puissance.
    Je sous-estime souvent,
    L’aiguille sur le cadran.
    Va, laisse-moi en paix,
    Pendant les grandes vacances, je me vengerai.

  7. ô rage, ô désespoir, ô maudit français
    Ne vais-je donc à l’école, que pour ses leçons de conjugaison ?
    Et cette grammaire que je ne comprends point, prépositions et propositions, c’est à en perdre son latin !
    ô infâme orthographe, torture de l’âme humaine.
    Tes règles et exceptions ne sont que des problèmes.
    « Serre », « cerf  » et « sert », tout ça me prend la tête.
    « Production » mais « direction », tout ça n’a aucun sens
    Conjugaisons tordues que jamais je n’utiliserai.
    « ô toi que j’eusse connu ,ô toi qui le savais. »
    Maudits verbes sournois qui doublent leurs consonnes
    « Aller », « je vais », « j’irai », mon dieu, je déraisonne
    Ah ! Injustes dictées qui me torturent et me guettent,
    A la moindre petite faute vous me mettez en échec …
    Suis-je bête ? Pourquoi ces cours sont-ils si abstraits ?
    Tant de questions auxquelles mon cerveau reste sans réponses
    De ce fait, c’est décidé, je dis adieu à cette langue compliqué, qui pour moi reste un mystère.

  8. O rage! O désespoir! O vieillesse ennemie!
    Ne suis-je donc contraint qu’à ouïr cette sonnerie?
    Ou devrai-je le bannir de ma vie?
    Lui qui m’aura été si inutile,
    Lui qui m’aura réveillé pour tant d’actions futiles,
    Lui qui m’aura rappelé des rendez-vous qui me mutilent.
    Toi qui m’auras tellement irrité!
    Toi qui m’auras tant exaspéré!
    Toi qui n’a pas de cœur!
    Toi qui ne veux pas me laisser un seul quart d ‘heure….
    De par ta faute, je suis mort, je suis enterré, et je me meurs!
    Tu es un monstre, un titan!
    Tu démolis mes nuits avec tes yeux perçants!
    Tu es pour moi l’invention la plus horrible,
    Toi, maniaque et pointilleux, tu m’offusques au possible!
    De par tes sonneries irritantes,
    Tout autant qu’horripilantes!

    Antoine Coubel 4CH

  9. Ô orage ! Ô désespoir ! Ô sac à dos trop lourd !
    Comment as-tu pu me saccager le dos ?
    Mon dos, ce n’est pas ton dossier…
    Tu portes peut-être mes cours,
    Mais mon pauvre petit dos, tu ne fais que le torturer.
    Quand je te vide, tu parais tout raplapla et fatigué !
    Mais quand je te remplis, tu retrouves ta belle forme et tu parais requinqué sur le dos …de ma santé!
    Comment ai-je cru en ce sac à dos de malheur ?
    Chaque jour à cause de toi, je déprime et je pleure.
    Tu es peut-être utile mais tu abîmes ma colonne vertébrale…
    Toi qui devais me servir, je suis désormais ton esclave et je te porte chargé de bagages comme un âne!
    Tu me fais souffrir et… tu le sais, toi, traître qui me fait endurer le martyre!
    Mais tu n’ en as rien à faire, tu préfères me faire mourir.
    Après une longue année d’efforts et de services,
    Te porter est proche du supplice.

    Ô, comment as-tu osé me toiser ?
    Tu me mets au défi de t’expulser.
    Toi, utile? Tu es plutôt futile!
    Quelle déception quand je te vois,
    Ta décrépitude me laisse pantois!
    La première fois que je t’ai vu, je ne te croyais pas ainsi.
    Avec tes couleurs vives, tu étais séduisant,
    D’ailleurs, je t’ai distingué des autres par tes motifs fleuris et attrayants.
    Mais ta fermeture et tes lanières me montrent des signes d ‘usure
    Et nous sommes proches de la rupture,
    Toi, garanti pendant quatre ans, qui ne devais pas me quitter,
    Toi qui devait tenir toute ma scolarité,

    Va, cours, vole rejoindre les autres sacs à dos dans ton monde parallèle,
    L’année scolaire est bientôt terminée
    Au fond d’un bac de recyclage d’une grande surface, tu auras l’air superficiel
    Et tu l’auras bien mérité …

  10. Ô rage, Ô désespoir, Ô agenda trop rempli !
    Tu me suis déjà depuis mes sept ans et demi !
    J’ai beau te choisir rose, noir ou crème,
    Tu me poses toujours le même problème.
    Malgré moi, les profs me font écrire sur toi.
    Et quand je rentre chez moi,
    Tu me fais toujours rappeler,
    Le dernier cours d’anglais .
    Je suis désespérée dès que je te vois,
    Car tu m’empêche d’aller courir dans les bois.
    Tu me poursuis comme une intempéries,
    Tu t’égratignes, tu te déchires, tu te ratures comme une maladie,
    Tu me guettes sur mon bureau même le samedi.
    Mais dans le fond tu me sers un peu,
    Car sans toi je n’aurais que des « deux » .
    Donc voilà ! Même si je ne t’aime pas,
    J’ai fini de m’acharner sur toi.
    Mais c’est vrai que sans toi,
    Je n’aurai plus sur moi,
    Ces montagnes de devoirs,
    Qui me harcèlent tous les soirs !
    Va, cours, vole jusqu ‘au trente de juin.
    De toi, sur la plage, je n’aurai plus besoin.

  11. Ô rage ! Ô désespoir ! Ô maudite play !
    Pourquoi m’as-tu abandonnée si brutalement ?
    Je jouais comme tous les jours, et tu t’es arrêtée !
    J’étais en pleine partie et tu t’es mise à chauffer.
    L’écran s’est figé, puis le noir complet !
    Juste au moment où j’allais faire un top 1.
    Comment une simple console peut-elle me plonger dans une telle frénésie ?
    Comment peut-elle me pousser aux limites de la folie ?
    Je me sens hors de moi !
    Ma raison m’échappe, je ne suis plus capable du moindre raisonnement,
    Je n’ai plus le moindre contrôle de moi-même.
    Moi, qui étais un être sensé,
    Moi, qui savais me réguler,
    A présent je ressemble à un aliéné:
    Je ne peux plus contenir ma rage,
    Cette rage qui bouillonne en moi et risque d’exploser !
    Ô maudite play, redoute le carnage…
    Qu’ai-je fait pour mériter un tel châtiment ?
    Que vais-je faire maintenant ?
    Va, cours, vole en enfer!
    Je vais te réduire en miettes, maudite petite boîte!
    Je vais te piétiner jusqu ‘à ce que tu deviennes un tas de poussière….

  12. O rage ! ô désespoir ! ô satané réveil détraqué !
    Ne t’ai-je dit qu’à cette heure-ci, il ne fallait point sonner ?
    Qu’ai-je fait pour recevoir une punition si inhumaine ?
    Ce que je ressens au fond de moi, c’est bien plus que de la haine !
    Tu m’as trahi, tu m’as nargué,
    Et cela t’as fait languir de me voir pleurer !
    Quant à moi, je suis tourmenté, bouleversé,
    Et écœuré par l’heure perdue de ma grasse matinée.
    Je suis épuisé par cet être démoniaque qui m’embrouille !
    Avec ses aiguilles épineuses et maléfiques qui bredouillent !
    Plus qu’assez de ses musiques à la noix !
    Vive le rock, le reggae et la fiesta !
    Avec un objet pareil, on pourrait imaginer une dépression,
    Avec ce maudit réveil, rien ne s’annoncera de bon !
    Il m’importune, il me gêne !
    Le donner à quelqu’un lui causerait de la peine !
    Mais tant mieux, cela me fera très plaisir.
    Il aura mérité son sort, la crise et le pire.
    Serait-ce vraiment utile de l’humilier ,
    lui, qui dans mon lit m’empêche de me prélasser,
    De le vendre sur le bon coin
    De le démonter, de le fracasser jusqu’à ce qu’il n’en reste rien?
    Peut-être bien ou…. pas du tout.
    De toute façon, j’ai beaucoup plus d’atouts.
    Ma parole ! je me vengerai de ce misérable trouble-fête:
    Cet après-midi, je ferai la sieste!

  13. Ô rage, ô désespoir, ô mon objet préféré !
    Cher portable adoré, que t’est-il arrivé ?
    Pourquoi ton écran d’un seul coup s’est éteint ?
    Comment voir mes photos et souvenirs lointains ?
    Comment vais-je faire sans toi désormais,
    Pour regarder des vidéos et sur le net surfer ?
    Mon cœur sans toi n’est plus qu’un grand vide,
    Car impossible de joindre mes potes Lucas et David.
    Grâce à toi, je pouvais marcher ou courir en musique !
    J’essaie en vain de te rallumer, j’en deviens hystérique !
    Je ne peux plus recevoir d’ SMS ni lire mes snaps,
    Auxquels je répondais aussi vite, vautré dans l’canap.
    Ô objet que j’ai tant chéri et partout utilisé,
    Car nulle part sans toi, je me suis déplacé.
    Mais pourquoi cher I phone aujourd’hui me lâches-tu ?
    Je ne serai plus jamais au courant de l’actu !
    Ni même progresser sur mes jeux en réseau,
    La détresse m’envahit, me traverse jusqu’aux os !
    Je me sens si seul à présent,
    Adieu très utile instrument !
    Mais je ne me laisserai pas déprimer ainsi !
    A moi, le plein air, le rugby et les sorties…

  14. Réveil.

    Ô rage ! Ô désespoir ! Ô réveil ennemi !
    Ne t’ai-je donc accueilli que pour ces insomnies ?
    Et ne suis-je aussi souvent réveillé
    Pour subir chaque matin mon visage fatigué ?
    La nuit, l’heure tu me donnes,
    Lorsque le sommeil m’abandonne,
    Tes yeux de lumière j’affectionne,
    Mais cependant le lendemain ta voix résonne !
    Ô cruel repos si souvent fractionné !
    Par tant de cris à l’aube programmées !
    Faut-il que du lundi au vendredi tu fanfaronnes 
    Pour que le week-end en aucun cas tu ne sonnes ?
    Jamais la semaine tu n’abandonnes !
    Il me faut les vacances pour que je te pardonne !
    Mieux vaut un rendez-vous raté qu’un sommeil endeuillé !
    S’il le faut, ton cœur j’arracherai pour qu’enfin je puisse me reposer !
    Ne plus te programmer au coucher pour qu’enfin le matin tu sois muet !
    Je pourrai t’enfermer pour qu’enfin je puisse t’oublier !
    Te tuer !t’assassiner ! te détruire !
    Tel un meurtrier t’anéantir !
    Et s’il le faut t’enterrer !
    Pour qu’enfin je trouve la paix.

  15. Ô rage ! Ô désespoir ! Ô pneu crevé !
    Pourquoi crèves-tu maintenant ?
    Moi qui avais besoin d’aller vers l’avant.
    Sans toi, comment vais-je faire pour aller au travail ?
    Sortez-moi de cette faille,
    Avant que je me mette en colère,
    Mais je désespère.
    Il y a personne pour me secourir:
    Que vais-je devenir ?
    Y aura-t-il une personne pour m’aider, pour être heureux ?
    Ou bien personne me laissant malheureux.
    Ô cruel pneu !
    Ah! Voiture à l’horizon,
    Je vais enfin pouvoir continuer ma journée !

  16. Ô rage! Ô désespoir! Ô batterie de téléphone!
    Toi qui me laisses avant la fin de mon épisode
    Moi qui te charge pendant toute la journée
    Pour ne même pas regarder mon extrait !
    Iphone 7 , prétentieux, sans batterie perpétuelle
    Tu me laisses, désolé, sans mon rituel.
    Ta durabilité n’est qu ‘un produit d ‘appel!
    Maudite sois-tu, publicité mensongère
    Objet pourtant très précieux,si co^^uteux et si cher!
    Ne t’ai acheté un jour pour ne pouvoir t’utiliser toujours?
    Comment aurais-je pu savoir que tu m’arnaquerais ?
    J’irai me plaindre au fondateur
    Pour avoir un remboursement meilleur !
    Peut-être devrais-je te protéger pour davantage t’exploiter
    Ou t’abandonner à mon grand regret…
    Ma vie serait sans doute meilleure sans toi:
    Je pourrais m’amuser dehors ou rester chez moi.
    La vie de mes amis est-elle moins importante,
    Que passer des heures à consommer ta batterie
    S’arrêter à cause de toi?
    La batterie s’épuise malgré moi
    Je me vengerais, quand je t’aurai déchargée.

  17. ô rage , ô désespoir , ô lave vaisselle de malheur !
    Je n’ai jamais eu à vivre ce déshonneur !
    J’ai toujours été dispensé de ses travaux ménagers .
    Pourquoi ai-je fait ce choix d’acheter un robot ménager,
    Pourquoi me lâcher au moment de débarrasser?
    Moi qui ai tant économisé juste pour t’acheter .
    Valais-tu plus la peine de dépenser tout cet argent
    Pour que je doive m’épuiser, éponge à la main, à tout nettoyer, finalement?
    Machines de malheur, vous tombez en panne!
    A cause de vous, je me transforme en  » Peau d ‘âne »:
    Au final vous ne faites pas à manger ,
    Au final, je dois tout trimer, suer, tout ranger,
    Alors que dans mes souvenirs, mes parents faisaient mon ménage à ma place,
    Ils oeuvraient nuit et jour pour mon confort, tel un pacha dans son palace!!
    Une petite bête ou un minou sur mon lit? Je les appelais et ils venaient l’enlever,
    Plutôt mourir que ma chambre ranger .
    Plutôt dormir que de mon lit me lever .
    Je pensais, devenu grand, trouver le bonheur .
    Grandir, m’émanciper, c’était tout à mon honneur .
    Pour moi, le fainéant, les machines feraient les labeurs .

    Malgré le choix que j’ai fait, il a fallu que je tombe sur celui-là .
    Soit il se remet en route, soit je m’en vais de ce pas !
    Robot, maître de la cuisine, de toi je ne suis pas content!
    Puisque c’est comme ça, je m’en vais au restaurant.
    après tout le lave-vaisselle est dans la cuisine ce n’est donc pas normal qui ne le fasse pas !

    le fainéant ramena le robot au magasin.

  18. Ô puberté ! Ô crise d’adolescence ! Ô boutons d’acné !

    Ne devons-nous grandir que pour voir notre visage s’altérer ?

    Et ne suis-je pas déjà assez déparé par des rails sur les dents

    Que pour en plus mener des travaux guerriers sur mon front ?

    Mon sourire, qui rendait aveugle la moitié de la France,

    Mon sourire que partout j’arborais avec confiance,

    Se cache désormais victime de barbares anneaux.

    Ô cruel souvenir de ma tranquillité passée !

    Tant de jours glorieux en un jour effacés !

    Faut-il passer ma vie à scruter les modifications de mon âge

    Et minutieusement les traquer ou à jamais les conserver ?

    Non, va chez le dermato et passe chez l’ortho,

    Pour narguer cette maudite adolescence en attendant des jours plus beaux.

  19. minijusticier dit :
    8 juin 2018 à 11 h 19 min

    Votre commentaire est en attente de modération.

    Ô rage! Ô desespoir! Ô malheur!
    Pauvres lunettes si belles si grandes!
    Qu’ai-je donc fait de toi? Horrible tragédie!
    Je vous ai détruites en jouant avec ma copine nous nous sommes assises sur vous et CRACK!
    Pardonnez-moi! je vous ai assassinée accidentellement: vous avez été étouffées sous mes fesses.
    Impossible de vous ressusciter: vous êtes mortes!
    Votre âme est montée au ciel dans ce trou noir qui se nomme « la poubelle » où tous les déchets sont jetés.
    Sans vous, je suis perdue, malheureuse.
    Je repense à notre rencontre dans le magasin où je vous ai prise .
    Et deux ans après vous mourez et me laissez.
    Vous étiez en un seul morceau et voilà que vous devenez poussière, écrasée, broyée, recyclée pour redevenir un vulgaire objet.
    Dès lors, vous ne me serez plus utile et notre belle amitié disparaîtra dans une obscure poubelle.
    Adieu, pauvres lunette si belles, si grandes, avec vos jolies rayures et vos petits brillants sur les cotés.

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